La diversité dans 231 comités exécutifs et 7’656 conseils d’administration


Le Diversity Report Suisse 2021 analyse

les 231 comités exécutifs

et les 7’656 sociétés anonymes de plus de 50 employés.

Applications du nouveau droit des sociétés

Edition de juin 2021

En partenariat éditorial reconnaissant

231 Sociétés cotées en bourse

41 Entreprises respectaient déjà le critère de parité au sein du conseil d’administration avant l’entrée en vigueur de la loi.

11 Entreprises satisfont déja aux nouvelles exigences légales pour les deux critères de référence.

Comités exécutifs:

de 19 % à 30 % en 5 ans.

Conseil d’administration:

12 femmes / an – pendant 10 ans

Madame, Monsieur

Le nouveau droit des sociétés est entré en vigueur le 1er janvier 2021. Après une période transitoire, elle oblige les sociétés cotées en bourse et domiciliées en Suisse à respecter des critères de référence en matière de genre : 30 % dans les conseils d’administration et 20 % dans les comités exécutifs. L’actuel rapport sur la diversité en Suisse mesure la position de départ des entreprises à la fin du mois de février 2021, ce qui permet de suivre l’effet des repères légaux en matière de genre dans les années à venir et de les comparer à l’évolution des entreprises qui ne sont pas concernées.

Nous vous souhaitons une lecture intéressante.

Esther-Mirjam de Boer & Carla Jane Kaufmann

Partenaires et directrices de GetDiversity

À propos de GetDiversity

GetDiversity est le principal cabinet de recrutement de cadres et de conseil en stratégie RH pour la diversité et l’inclusion en Suisse. Nous sommes le leader du marché du placement de femmes dans les conseils d’administration et la deuxième plus grande société de recherche de conseils d’administration en Suisse. Depuis 2007, nous conseillons avec succès les entreprises et les organisations qui souhaitent développer et intégrer de manière compétente la diversité dans leurs équipes de direction à tous les niveaux, afin d’être un employeur attrayant pour 100 % des talents.

La diversité apporte plus de succès.

Au conseil d’administration.

Dans les comités exécutifs

Dans la culture d’entreprise.

Mesdames et Messieurs

Je suis conscient que ce rapport s’appelle le « Rapport sur la diversité ».

Et pourtant, je voudrais vous lancer un appel : « Soyez courageux et appelez simplement les activités visant à accroître la diversité dans votre entreprise « Inclusive Business Excellence ».

Cela peut être certifié selon le modèle EFQM et sera efficace à tous les niveaux.

Sandra-Stella Triebl

Founder & Entrepreneur

Network Expert & Board Consultant

Le nouveau droit des sociétés appliquè: un commentaire d’EXPERTsuisse sur l’art. 734f OR

La manière dont sont interprétées les dispositions relatives aux lignes directrices sur l’égalité des sexes dans le droit des sociétés se reflétera finalement dans l’audit. Diversity Report s’est entretenu avec Claudia Mattig et Dr. Marius Klauser d’EXPERTsuisse, l’association d’experts en révision, fiscalité et services fiduciaires, sur ce qui se profile à l’horizon.

L’interview complète peut être lue à la page 5 du rapport.

Ce travail a été soutenu par

Article réalisé par la Poste

La diversité linguistique – construire des ponts et surmonter les obstacles.

La Poste emploie des personnes ayant au total 76 langues maternelles différentes. Cette diversité linguistique est particulièrement impressionnante dans le plus grand centre de courrier de Suisse : à Zurich-Mülligen. Rien qu’ici, les 1100 employés ont 38 langues maternelles différentes. Les employés trient les lettres, le courrier publicitaire, les journaux et les petits paquets 24 heures sur 24 pour toute la Suisse. Dans les salles, on peut tout entendre, du serbe au portugais, du thaï au finnois en passant par l’ourdou. La diversité linguistique et culturelle est également importante pour Roberto Cirillo, chef de la Poste, et il souhaite donc promouvoir l’utilisation du français et de l’italien en particulier dans les régions germanophones de Suisse: « Le multilinguisme fait partie de l’ADN de la Suisse et donc aussi de la Poste. C’est une richesse et une opportunité dont nous devons tirer le meilleur parti », est convaincu M. Cirillo. De manière autocritique, il ajoute: « Toutefois, notamment dans le domaine du management, nous ne reflétons pas encore la diversité linguistique de la Suisse. »

La clé du respect et de la compréhension

La Poste considère la diversité de ses collaborateurs comme un facteur de réussite et la promeut par diverses mesures. C’est pourquoi la Poste dispose d’un réseau interne pour la diversité linguistique et culturelle. Il s’agit notamment de ce que l’on appelle les tables linguistiques, où les personnes intéressées par les langues peuvent échanger leurs points de vue sur divers sujets dans une langue étrangère pendant 60 minutes. Entre 400 et 500 employés utilisent ces tables de langues chaque année, principalement pour améliorer leurs compétences dans une autre langue nationale ou en anglais. Les tandems linguistiques – où deux personnes s’enseignent mutuellement dans leur langue maternelle – sont également de plus en plus populaires au Post. La poste a lancé en 2019 un échange de tandems internes spécifiquement à cet effet. La diversité culturelle est un sujet qui tient à cœur à la Poste. Roberto Cirillo, CEO du groupe, est certain que la Poste est sur la bonne voie: « Les compétences linguistiques garantissent la compréhension et le respect. Ce sont des fondements importants du service public pour tous les habitants de la Suisse. »

Article réalisé par le Prof. Dr. Gudrun Sander,

Directrice du Competence Centre for Diversity and Inclusion de l’Université de Saint-Gall

La filière des talents : de la pyramide au cylindre

La situation de départ s’améliore. Dans l’échantillon sous-jacent 2020 (avec plus de 75 entreprises, 302 000 employés, dont 103 000 cadres), 36 % des employés au niveau de gestion le plus bas sont des femmes. Néanmoins, il y a un grand besoin d’amélioration, d’une part pour augmenter la proportion de femmes dans le management là aussi, et d’autre part pour faire un chapeau haut de forme de la pyramide – avec une perte continue de femmes talentueuses à travers les différents niveaux de la hiérarchie. Parce qu’alors le soi-disant « Leaky Pipeline » serait fermé. Il y aurait alors le même nombre de femmes à chaque niveau de la hiérarchie que dans le non-cadre.

Le recrutement est un levier important. Il est vrai que les entreprises parviennent de plus en plus à recruter des femmes – également pour des postes de direction. Mais souvent, l’éducation des femmes n’est pas équivalente à celle des hommes recrutés. Cela signifie que des conditions préalables essentielles pour les étapes suivantes de leur carrière font défaut. En outre, ces femmes en devenir ont besoin de rôles offrant un potentiel de croissance et de promotion. Cela présuppose un large éventail de domaines d’application. Grâce à la prochaine vague de départs à la retraite des baby-boomers, il existe une opportunité unique dans l’histoire de positionner des femmes talentueuses pour une promotion au plus haut niveau.

En un coup d’œil (Download)

Réalisable : de 19 % à 30 % en 5 ans.

Le nouveau droit des sociétés est entré en vigueur le 1er janvier 2021. Après une période transitoire, elle oblige les sociétés cotées en bourse et domiciliées en Suisse à respecter des critères de référence en matière de genre : 30 % dans les conseils d’administration et 20 % dans les comités exécutifs. L’actuel rapport sur la diversité en Suisse mesure la position de départ des entreprises à la fin du mois de février 2021, ce qui permet de suivre l’effet des repères légaux en matière de genre dans les années à venir et de les comparer à l’évolution des entreprises qui ne sont pas concernées.

La bonne nouvelle tout d’abord : 41 entreprises (18 %) respectaient déjà le critère de parité au sein du conseil d’administration avant l’entrée en vigueur de la loi. 42 entreprises (18 %) ont une mixité du conseil d’administration supérieure à celle exigée par le référentiel. 11 entreprises (5 %) satisfont déjà aux nouvelles exigences légales pour les deux critères de référence.

Au total, 231 entreprises suisses sont cotées sur les bourses suisses. Au total, elles emploient plus de 1,9 million de personnes (au niveau international). L’ensemble des sociétés cotées en bourse compte 1’514 sièges d’administrateurs, dont 81 % sont occupés par des hommes (1’228 sièges) et 19 % par des femmes (286 sièges). Dans cinq ans, les deux sexes devraient détenir une part d’au moins 30 % par entreprise. Cela signifie que 169 femmes supplémentaires sont nécessaires.

L’évaluation des comités exécutifs a révélé la répartition suivante entre les sexes: sur les 1’211 membres du comité exécutif, 90 % étaient des hommes (1’087 membres) et seulement 10 % étaient des femmes (124 membres).


Réalisable : 12 femmes / an – pendant 10 ans.

Afin de respecter les critères de référence en matière d’égalité entre les sexes fixés par le droit des sociétés, la proportion de femmes dans les conseils d’administration

doit être doublée au cours des dix prochaines années. À première vue, cela semble être un grand pas.

Mais si l’on garde à l’esprit que cela ne nécessite qu’une douzaine de femme supplémentaires à élire dans les conseils d’administration chaque année, cela semble un objectif parfaitement réalisable.

La diversité est la plus faible dans les rôles où le pouvoir est concentré. C’est le cas tant pour les présidences de conseil d’administration que pour les présidences exécutives : 97% des CEOs sont des hommes et 95% des présidences de conseil d’administration des sociétés suisses cotées en bourse sont occupées par des hommes.

Dans la deuxième partie du rapport, nous présentons les données actualisées pour l’ensemble des 7’756 sociétés anonymes comptant plus de 50 employés. Avec 86 %, la proportion d’hommes auprès des 26’561 membres du Conseil d’administration enregistrés est de 5 points de pourcentage supérieure à celle des sociétés cotées en bourse et reste élevée par rapport au 2020. Dans les années à venir, nous aimerions utiliser le Diversity Report Suisse pour montrer dans quelle mesure la mixité dans les fonctions dirigeantes de l’économie suisse progresse également en dehors du champ d’application du nouveau droit des sociétés.

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